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Le prix de la ressource eau et le prix du service fourni
La valeur économique de la ressource "eau" est égal à la somme du :
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Coût de fourniture
(ou coût d'approvisionnement, i.e. son extraction, son traitement et son
transport jusqu'au robinet)
-
Coût
d'opportunité, (l'eau aurait pu être utilisée pour un autre usage, agricole,
industriel, etc..)
-
Coût social de son
utilisation (qui réside dans la valeur de la dégradation de l'environnement,
au lieu de son prélèvement et au lieu de son rejet après utilisation)
Dans le meilleur des mondes, ce que les économistes qualifient d'optimum de
premier rang, le prix de l'eau devrait refléter l'ensemble de ces trois
valeurs. Un tel prix enverrait un signal aux consommateurs sur la valeur
économique de la ressource, i.e. une valeur qui permet de fournir l'eau
potable au robinet, de rendre compte des choix alternatifs de l'usage de l'eau
et de financer les restaurations des dégâts causés à l'environnement.
Cet objectif théorique est encore loin des
préoccupations de l'ensemble des pays, et ce quels que soit leur niveau de
développement. Si les pays développés se rapprochent de la couverture des
coûts de fourniture de l'eau potable et de l'assainissement, les
pays en développement
peinent à financer les investissements nécessaires au développement des
seuls réseaux d'adduction d'eau.
Le prix du service d'eau et la couverture des coûts
Le prix payé par l'usager en France reflète simplement le coût du service. Le
problème du prix de l’eau revient d'abord à déterminer la part des coûts qui
doit être couverte par le prix de vente aux usagers. Si la récupération des
coûts d’approvisionnement par le paiement de l’eau n'est que partielle, la
différence serait nécessairement prise en charge par la collectivité, à
travers l’impôt ou la subvention aux services d’eau.
Le recouvrement des coûts
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Les coûts de fonctionnement
A l'échelle nationale, la facturation de
l’eau représente près de 98% des recettes des services publics de l’eau et de l’assainissement. Les 2% restants
proviennent des subventions des budgets généraux des communes, notamment au
titre des charges de fonctionnement des réseaux d’évacuation d’eaux pluviales
gérées par le service des eaux.
Tableau : recouvrement des coûts de
fonctionnement
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Total Recettes facturées |
9 107,40 |
91,94% |
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Total Charges
d'exploitation |
7 083,80 |
51,18% |
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Total Subventions |
798,60 |
8,06% |
Total CCF |
6 757,70 |
48,82% |
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Total |
10 457,80 |
100,00% |
Total |
13 841,50 |
100,00% |
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Source : Directive Cadre sur l'eau, Rapportage, Recouvrement des coûts
de fonctionnement par bassin, 2004 |
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Les coûts d'investissement
Au plan national, les investissements annuels
s'élèvent à 3,66 Md. Les subventions à l’investissement financées par l’impôt
sont de l'ordre de 568 M/an, i.e. 15.5% de la valeur des investissements.
Le taux de récupération des dépenses d’investissement par le prix de l’eau
s’établit donc à 85%.
Tableau : recouvrement des coûts
d'investissement
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Ventilation des
subventions |
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Bassin |
Montant des
investissements |
Montant total des
subventions |
Agence |
FNDAE |
Département +
Régions |
Autres |
Total des subventions
(hors prix de l’eau) |
Taux des subventions
(hors prix de l’eau) |
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Escaut-Sambre |
310 |
131,5 |
79 |
4 |
37,9 |
10,6 |
52,5 |
17,00% |
|
Meuse |
25 |
14,9 |
8 |
0,9 |
6 |
0 |
6,9 |
27,00% |
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Rhin |
262 |
93,9 |
50,6 |
7,6 |
35,7 |
0 |
43,3 |
16,00% |
|
Seine |
900 |
727,6 |
562 |
15,5 |
128 |
22,1 |
165,6 |
18,30% |
|
Loire |
835 |
224 |
124 |
38 |
62 |
- |
100 |
12,00% |
|
Rhône |
843 |
323,11 |
214,39 |
28,11 |
80,61 |
- |
108,72 |
12,90% |
|
Garonne |
466,3 |
147,25 |
66,1 |
20,25 |
60,9 |
- |
81,15 |
17,40% |
|
Corse |
24 |
19,2 |
9 |
1,9 |
8,3 |
- |
10,2 |
42,50% |
|
Total |
3665,3 |
1681,46 |
1113,09 |
116,26 |
419,41 |
32,7 |
568,37 |
15,51% |
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568,37 |
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Subvention à
l'investissement financé par l'impôt |
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Source : Directive Cadre sur l'eau, Rapportage, Recouvrement des coûts
d'investissement par bassin, 2004 |
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