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Le
Développement Durable
Le sommet des Nations Unis
fixait il y a quelques années dans un rapport les Objectifs du Millénaire pour
le Développement (OMD par la suite). Le traitement de la pauvreté, mesurée par
le nombre d'individus en dessous du seuil de pauvreté, figure au premier chef de
ces objectifs. Il s'agit de "réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la
proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour."
Mais, si les OMD sont en soit
nécessaires pour focaliser l'attention sur le développement, ils fixent un
calendrier sans donner d'indications sur les moyens et la méthode pour y
parvenir. Il y a un réel besoin d'évaluation approfondie des politiques
publiques pour le développement. C'est dans cet esprit que l'étude
pour EDF
a été réalisée.
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Electrification et Développement Durable
L'électricité
est présentée comme l'un des moyens prioritaires pour parvenir à cet objectif.
Le rapport
met en exergue la contribution de l'électrification au désenclavement des zones
rurales (p16), à l'amélioration de la productivité agricole et industrielle des
zones rurales (p.18), à l'approvisionnement en eau potable et à l'assainissement
(p.18), et à la santé publique en général (p.20). Le rapport note également que
le déficit d'accès à l'électricité grève la croissance économique (p.23), et que
les réseaux d'électricité doivent faire partis des investissements publics
prioritaires "pour donner aux pauvres les moyens d'agir" (p.31).
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L'Eau
et le Développement Durable
La
question de l'eau est abordée dans la problématique de l'"hypertrophie des
villes" (p.18) conduisant à la privation des populations les plus
défavorisées de leurs droits fondamentaux. L'accès à l'eau est à ce titre un
"service élémentaire" qui s'inscrit dans les OMD.
Les investissements publics prioritaires pour donner aux
pauvres les moyens d'agir (p.31)
Les
investissements publics nécessaires à la construction et à l'entretien des
réseaux d'adduction d'eau sont des investissements de grande ampleur (p.20) que
les pays pauvres ont du mal à financer. Ces investissements posent la question
du partenariat public-privé et de la prise en charge d'une partie du financement
de ces biens collectifs par les institutions internationales. De façon identique
aux réseaux électriques, cette prise en charge d'une partie du financement des
réseaux d'adduction d'eau, conduit à pratiquer une tarification de l'eau, plus proche de
la disposition à payer des populations locales que celle qu'aurait été imposée
par un investisseur privé en solitaire.
Le
continent Africain (p.40), et surtout l'Afrique Sub-saharienne, est celui dont
les besoins en investissements de réseaux sont les plus urgents.
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